Soutenir

Comment soutenir la mobilisation, à l’Université ?

Il existe de nombreux moyens, petits et grands, de soutenir la mobilisation des services publics. Voici une ébauche de liste, à commenter et compléter :

  • Faire la grève si celle-ci est confirmée, afin de témoigner devant les étudiants de votre soutien à la fonction publique, de votre engagement vis-à-vis de l’Université et de votre souci de voir maintenue la qualité de ses services, son accessibilité à tous.

  • Remplir votre déclaration de grève, en sachant qu’il est possible, pour ceux qui n’auraient pas eu d’heures d’enseignement le jour de la grève ou qui n’auraient pas souhaité quitter leur lieu de travail, de marquer leur solidarité en déclarant une heure symbolique de grève.

  • Annuler ou déplacer les enseignements qui auraient lieu pendant une manifestation.

  • Participer aux assemblées du personnel de l’État, qui permettent de bien saisir les problèmes et enjeux spécifiques à chaque corps de métier, et en faire le compte-rendu à vos collègues ensuite.

  • Participer aux manifestations, bien sûr, et les signaler autour de vous, aux étudiants comme aux amis et à la famille.

  • Indiquer aux étudiants qu’ils ont le droit, s’ils le souhaitent, d’observer la grève.

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Comment les mesures d’économie adoptées par le Conseil d’État vont-elles affecter l’Université ?

Certains d’entre nous ont déjà été informés de mesures concrètes, à la suite de la votation du budget 2016 et de la loi « personal stop ». Nous sommes nombreux à relever le caractère radical de ces mesures d’économie, qui vous nous affecter, à l’Université, mais comment ? Il est bien sûr impossible d’anticiper précisément les conséquences des décisions prises par le Conseil d’État et le Grand Conseil, mais voilà ce qu’on peut craindre, sans être catastrophiste :

  • En Faculté des Lettres, le Décanat a parlé de la suppression, dans les trois ans à venir, d’une quantité importante de postes, l’équivalent de 7 chaires professorales, ou bien de 21 postes d’assistants, ou encore de 2-3 chaires, additionnées à 5-6 postes de maîtres d’enseignement et de recherche et à 5-6 postes d’assistants. Comme les contrats renouvelables continueront d’être renouvelés, il faudra compter sur les départs à la retraite des collaborateurs les mieux placés dans la hiérarchie ; les postes d’assistants pourront quant à eux être plus facilement supprimés.

  • Au niveau du corps enseignant, il est à craindre que ce soit le corps intermédiaire qui soit le plus fragilisé, c’est-à-dire les assistants, les maîtres-assistants, les maîtres d’enseignement et de recherche, les chargés de cours et d’enseignement : ce sont eux dont les contrats sont les plus précaires, et les plus brefs aussi. On peut s’inquiéter de la suppression de postes d’assistants, peut-être au profit de charges d’enseignement à 20 ou 30 %, qui ne comprennent pas de financement pour la recherche…

  • Il n’est pas impossible que de telles suppressions de postes entraînent la modification des plans d’études, et impliquent par conséquent un appauvrissement de l’offre d’enseignement et la suppression de certaines options.

  • Qu’en est-il des petites disciplines, qui comptent peu d’étudiants inscrits et fonctionnent déjà avec un minimum d’enseignants ?

  • Et dans les autres Facultés ? Chez le PAT ou du point de vue des étudiants ?

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