À propos

Nous sommes des salariés de la fonction publique du Canton de Genève actives dansl’Université (UNI-MAIL, Bastions, Dufour…). Nous sommes des bibliothécaires, des assistant-e-s d’enseignement et de recherche, des membres du personnel administratif et technique (secrétaires, collaborateurs administratifs, etc.), des professeurs,... et nous sommes en colère !

Nous refusons l’enième attaque contre les services publics que constitue le budget anti-social 2016 et les « mesures structurelles » proposées par le Conseil d’Etat genevois ainsi que la loi dite « personal stop » votée par le Grand Conseil de Genève le vendredi 14 novembre1. Après trois jours de grève – du mardi 10 novembre au jeudi 13 novembre, nous continuons la lutte pour un service public de qualité et ouvert à tous et à toutes.

Le Conseil d’Etat veut continuer sur la voie de la politique des caisses vides qui favorise les grandes entreprises et les hauts revenus. Cette politique porte atteinte à la satisfaction des besoins de la population, car elle remet en cause les moyens du service public. Dès lors, continuer à couper dans la fonction publique sous pretexte de respecter des normes comptables est criminel. Le travail en sous-effectif, l’intensification des cadences et les problèmes de santé au travail ne sont pas seulement la prérogative des nos collègues du secteur privé. Au contraire, ce sont des réalités connues depuis longtemps aussi par le personnel de la fonction public. Les infirmières et les aides soignantes savent bien ce que signifie la surcharge du travail et quelles conséquences dramatiques elle peut porter sur leur santé et sur celle de leurs patients. Des cas de stress au travail se répandent aussi parmi le personnel administratif et technique et les enseignants du canton.

Les coupes budgétaires se traduisent aussi à l’intérieur de l’Université par la suppression et la fusion des services. Nous sommes contraints de plus en plus à devoir assumer des tâches d’enseignement et des tâches administratives sans les moyens nécessaires pour assurer un encadrement de qualité à tous les niveaux des étudiantEs. C’est le résultat de ce qu’on appelle la « rationalisation interne », ce qui se traduit par une formule bien connue et utilisé dans le passé par des politiciens de droite et de gauche: « faire mieux avec moins ». En raison des restructurations internes des départements et instituts, les secrétaires se retrouvent avec plus de tâches à assumer, sans pour autant bénéficier d’une augmentation de salaire. Le statut des assistants se précarise davantage. En outre, l’offre culturelle est aussi menacée, comme cela a été déjà dénoncé par des bibliothécaires il y a quelques années…

C’est contre ces politiques, décidées par l’exécutif cantonal et avalisé par le Rectorat de notre Université, que nous nous battons. Notre participation au mouvement de la fonction publique vise à revendiquer de meilleurs conditions de travail pour que nos étudiantEs puissent bénéficier d’un enseignements universitaire de qualité et ouverte à tous et à toutes.

Le but de ce blog est double. D’un côté, nous voulons informer sur les conditions de travail au sein de l’Université. De l’autre, nous voulons montrer les effets pervers de ces politiques sur le service octroyé au sein de notre institution. Ce blog se veut à la fois un outil de partage d’expérience laborieuse à l’université, mais aussi un moyen de discussion politique sur la relation entre Université et Cité. Cette relation se fonde sur la disponibilité des moyens financiers pour octroyer un enseignement de qualité ainsi que sur la présence des espaces démocratiques de discussion, sans que le droit à la libre opinion et expression soit sanctionné par une quelconque mesure de répression hiérarchique.

1: Ces mesures d’austerité prévoient des coupes linéraires dans les charges de personnel et de fonctionnement, un gel de l’annuité et le non versement de l’allocation vie chère, ainsi que la suppression de 2 annuités à l’engagement (dégradation de conditions à l’embauche). Cela implique l’augmentation du temps de travail hebdomadaire légal – dans la pratique il dépasse parfois les 42 heures dans beaucoup des secteurs ! – de 40 à 42 heures , ce qui constitue une baisse de 5% du salaire horaire, une diminution des effectifs d’environ 1’800 emplois ainsi que d’autres mesures comme la facilitation des licenciements via la supression de l’enquête administrative, etc. La loi « Personal STOP » vise à geler les effectifs du personnel de l’Etat jusqu’à ce que la dette diminue de 5 milliards. Cela signifie que pour chaque engagement il faudrait procéder à un licenciement dans un autre service de l’Etat. Un référendum a été lancé contre cette loi.

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